Nouveau disque septembre 2011
Adriana Voss, dont les deux premiers disques (sous le nom d’Adrienne) sont épuisés, vient de sortir un nouvel album avec l’aide de la Mairie du 14-ème arrondissement de Paris, De Byzance à Chalcédoine, sur lequel figurent quatorze chansons extraites de ces deux précédents disques, ainsi que dix chansons inédites : six « créations » et « Chalcédoine 451″, poème symphonique en quatre parties, le tout étant accompagné (et le plus souvent composé) par le grand Roger Pouly. Adriana Voss poursuit donc sa route, et creuse son sillon, le plus singulier qui soit, et souvent le plus bouleversant, entre chanson populaire (sublime interprétation de « Vous qui passez sans me voir » par exemple), chanson littéraire (« Mes amis, mes amours » de Lucienne Desnoues mis en musique par Hélène Martin, tout simplement l’une des plus hautes expériences que la chanson permette de vivre) et chanson adrianavossesque, un genre en soi, qui en quelques mots choisis rend l’espace (de Zakopane aux remparts de Carthage en passant par la rue Daguerre) et le temps (451, 1867, 2010…) soudain palpables et étreignants. Détails des chansons du disque à lire dans la discographie d’Adriana Voss et achat de la chose à l’adresse : studio.chanson@gmail.com
Extrait De Byzance à Chalcédoine
Les barbares et l’empire – extrait
Disques épuisés
1998 : (14 titres) Libération (Hélène Hazéra)
« On ne peut que se féliciter qu’Adriana Voss ait été choisie par l’AFAA pour représenter la chanson hexagonale à l’étranger : sa distinction, et d’expression et d’attitude, ne peuvent nous faire honte. Cet album alterne quelques classiques, La Foule, Chanson d’automne de Verlaine musiquée par Trenet, Le Plat Pays de Brel, Ich Weiss, Es Wird… que chantait la Leander, avec ses compositions propres, hantées par un exotisme durassien, un érotisme un peu crépusculaire. La voix est claire, aussi bon genre qu’âpre dans les aigus. Roger Pouly l’accompagne au piano, toujours discret, toujours fidèle »
2001 : (10 titres « Chansons d’amour et de colère ») Paroles et Musique
« Voilà que nous arrive Adriana Voss et la première chanson de son CD : « Le Soldat belge ». En 2’45, à partir des carnets de tranchées rédigés par son grand-père, Adriana Voss nous brosse un tableau complet de la Grande Guerre, la mitraille, la mort, les mutineries, le gaz, les cigarettes, la relève, la marraine de guerre et une paix qui voit déjà poindre la silhouette d’un caporal en Bavière. Voilà déjà de quoi donner des idées aux programmateurs de télévision pour le 11 novembre 2002. Je me dois d’ajouter qu’Adriana Voss est une passionnée d’histoire et il n’est pas étonnant que ses chansons traitent aussi de « La guerre en Serbie », des bouleversements politiques du siècle dernier en Europe, mais aussi de fraternité et d’amour. Musicienne accomplie, elle s’est choisie pour compositeur et accompagnateur Roger Pouly, le pianiste de Charles Trenet… mais quand on chante avec talent « à bas les tyrans », comment avoir accès aux médias ? »